Faire le lien : un trajet avec Ornge, de la crise à la guérison – Brittany à Bracebridge
avril 20, 2026
20 avril, 2026
|
Bracebridge
|
By: Par: Mikayla Ottogalli
Brittany Parkinson est une mère dévouée pour ses deux filles, Kya et Sophia. Lorsque Logan, son mari, n’est pas occupé à travailler à la marina familiale, la famille aime passer du temps ensemble sur le lac à faire du bateau. Brittany emmenait ses filles à l’école en empruntant le même trajet, jour après jour, jusqu’au matin où elle dû monter à bord d’un hélicoptère d’Ornge, un transport qui lui a sauvé la vie.
Le 26 mars 2025, Brittany conduisait ses filles à l’école. Elle avait enclenché le régulateur de vitesse et suivait les mêmes routes de campagne que d’habitude. Soudain, elle s’est sentie étourdie et a tenté de se ranger sur le côté. Mais elle n’a pas réussi à freiner à temps et a percuté un talus rocheux en bord de route. Sa voiture a ensuite basculé avant de redescendre. Par chance, sa plus jeune fille n’a subi qu’une fracture du bras, et l’aînée s’en est sortie indemne. Brittany, en revanche, a été grièvement blessée.
« J’étais brisée de la tête aux pieds. J’ai souffert d’un traumatisme crânien à cause de deux coups à la tête, d’une dent ébréchée, de lacérations à la rate et au foie, d’une fracture de la colonne vertébrale ainsi que de fractures au poignet, à la main et au pouce qui ont nécessité des plaques, des vis et une opération. Ma jambe droite, du genou jusqu’au pied, était complètement tordue; un os de ma cheville saillait entièrement hors de mon corps. J’avais aussi toutes les côtes fracturées et j’ai eu besoin de drains thoraciques », raconte-t-elle.
À l’arrivée des ambulanciers sur les lieux, Brittany a été transportée d’urgence au South Muskoka Memorial Hospital. En raison de la gravité de ses blessures, l’équipe médicale a demandé un transport aérien avec Ornge. Son mari et sa famille ont pu lui dire au revoir tandis que l’équipe de transport la conduisait vers l’hélicoptère en attente.
« J’étais déjà endormie. Ils ont dit à mes proches de me donner un câlin et un baiser. J’étais installée sur la civière, bien enveloppée et sanglée, prête à partir », se souvient-elle.
À son arrivée à Sunnybrook, Brittany a entamé un long parcours médical qui a consisté en de multiples interventions chirurgicales, un séjour d’une semaine aux soins intensifs et, au total, 38 jours d’hospitalisation loin de son mari et de ses filles. Elle décrit cette période comme la plus difficile que sa famille ait jamais traversé.
« C’était horrible. La pire chose qu’ait connue notre famille. Je n’avais jamais vécu de situation médicale semblable, mis à part les deux césariennes à la naissance de mes enfants. Je suis aussi donneuse vivante d’un rein, dont j’ai fait don à ma grand-mère à l’âge de 21 ans, explique Brittany. Alors que j’étais en parfaite santé, tout mon corps a soudain été brisé. Le choc a été immense pour toute la famille, surtout pour mon mari. Il est devenu père monoparental du jour au lendemain et pendant mes 38 jours d’hospitalisation. »
Au moment de son congé, Brittany ressentait à la fois de l’incrédulité et un immense soulagement à l’idée de rentrer chez elle. Un transfert vers un centre de réadaptation semblait complexe en raison des fixations externes posées pour favoriser la guérison de sa jambe; elle a finalement été renvoyée à la maison, où un lit d’hôpital avait été installé dans son salon. À Sunnybrook, Brittany a été soignée par de nombreux médecins, chirurgiens et membres du personnel infirmier, dont le Dr Homer Tien, président-directeur général d’Ornge, qui a supervisé et signé son congé.
« C’était totalement inattendu. Je suppliais chaque jour qu’on me laisse rentrer chez moi parce que j’ai deux jeunes enfants. Ma priorité, c’était de redevenir maman, même si je n’en étais pas encore pleinement capable. Quand on est venu me dire le mercredi que je rentrerais à la maison le vendredi, je n’y croyais tout simplement pas, confie-t-elle. À Sunnybrook, le Dr Tien était alors responsable de la traumatologie critique, et c’est lui qui a signé mon congé. C’est l’homme le plus humble que j’aie rencontré de ma vie. Il a pris une heure pour venir me parler avant mon départ. Lorsqu’ensuite, j’ai appris qui il était, je n’en revenais pas. »
Aujourd’hui, un peu plus d’un an après l’accident, Brittany a retrouvé une vie en grande partie normale. Elle suit des séances de physiothérapie trois fois par semaine afin de regagner sa force et demeure profondément reconnaissante envers l’équipe de transport d’Ornge ainsi que le personnel clinique de Sunnybrook.
« Je leur serai éternellement reconnaissante. Sans eux, je ne serai pas ici aujourd’hui, sur mes deux jambes, avec mes enfants, ma famille et mes amis, affirme-t-elle. Merci, même si ce ne sont que des mots. Et merci à chaque membre de l’équipe, parce que chacun d’entre vous contribue à la meilleure équipe que je connaisse, juste après celle de Sunnybrook. »
Nous tenons à remercier les pilotes, les ambulanciers et le personnel du centre de contrôle des opérations pour leur engagement à assurer un transport sécuritaire, centré sur la patiente, et pour avoir incarné avec constance les valeurs de responsabilisation, de respect, de gentillesse et de compassion. Ces valeurs ont été mises en pratique à chaque étape du parcours de Brittany et ont, en fin de compte, contribué à lui sauver la vie.
« Je dirais qu’ils ont coché toutes les cases. Aujourd’hui, je vis dans ce que j’appelle mon ère de gratitude. C’est un peu cliché, mais c’est tellement vrai. Je suis ici et je peux serrer mes enfants dans mes bras, rire avec mes amis et tout simplement vivre. Merci, Ornge, du fond du cœur, et merci à toute l’équipe des soins intensifs qui m’a aidée à traverser cet épisode terrifiant », conclut Brittany.
--
Avez-vous ou un proche été transporté par Ornge ? Partager votre histoire contribue à sensibiliser les gens à la sécurité et offre aux autres patients un aperçu des expériences qu'ils pourraient vivre. Partagez votre histoire dès aujourd'hui !