Le « Jour de la Renaissance » avec Ornge – Randy (Toronto)
janvier 12, 2026
12 janvier, 2026
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Kingston
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By: Par: Mikayla Ottogalli
Randy Mulrooney connaît bien le tourbillon d’émotions qui vient avec l’attente pour une greffe d’organe. De nombreux membres de sa famille élargie ont souffert de divers problèmes cardiaques congénitaux et des symptômes qui les accompagnent. Toute la fratrie Mulrooney (six enfants) a passé des examens de dépistage de maladies cardiaques génétiques. Randy a ainsi été diagnostiqué d’une maladie génétique appelée cardiomyopathie hypertrophique (CMH) : le muscle de son cœur s’épaissit et peine à éjecter le sang dans les artères. Le cas de Randy était particulièrement complexe, car l’épaississement musculaire qui bloquait l’éjection du sang par le ventricule gauche était situé à un endroit qui le rendait inopérable. Les tâches quotidiennes étaient devenues épuisantes. Après 29 ans de carrière, Randy a dû quitter son emploi et se mettre en invalidité prolongée. Il y a 30 ans, à l’âge de 33 ans, Randy a même fait un arrêt cardiaque.
« J’ai été diagnostiqué à 24 ans quand mon oncle, qui avait 44 ans à l’époque, est mort d’un arrêt cardiaque. Quand mon oncle est décédé, on nous a conseillé à tous de passer des examens. Je savais déjà que j’étais malade parce que j’avais des symptômes depuis des années, se souvient Randy. D’après les tests, j’avais une cardiomyopathie hypertrophique. On m’a donné des médicaments, et neuf ans plus tard, à 33 ans, j’ai fait un arrêt cardiaque dans la piscine d’un YMCA. Deux sauveteurs m’ont sorti de l’eau. L’un a fait le bouche-à-bouche, l’autre le massage cardiaque. Comme la caserne de pompiers était juste à côté, un pompier est venu prêter main-forte aux sauveteurs. À eux trois, ils m’ont maintenu en vie pendant huit minutes. »
Après cet épisode, Randy s’est fait implanter un stimulateur cardiaque. En juin 2015, il a été inscrit sur la liste d’attente pour une transplantation.
« En juin 2015, on m’a mis sur liste d’attente. On m’avait annoncé trois mois de délai. J’ai finalement attendu six mois. Mais vous savez, quand on attend et qu’on sait que le temps presse, on se dit “bon sang, c’est pour quand?” ».
Randy a été appelé à l’hôpital à deux reprises sans recevoir de transplantation; la première fois, le greffon est allé à un patient qui convenait davantage, et la deuxième, le cœur était trop loin pour être acheminé à temps.
« La deuxième fois, j’étais déjà à l’hôpital, car mon état s’était dégradé. On m’a annoncé : “Nous avons trouvé un greffon qui convient. La transplantation devrait avoir lieu ce soir.” On m’a préparé pour l’intervention. J’ai appelé ma famille et mis tout le monde en alerte. J’étais en salle de préparation, prêt à partir au bloc. C’était le soir. 20 heures. Puis, 21 heures, 22 heures, 23 heures, minuit. Finalement, un membre de l’équipe chirurgicale est entré, a tiré le rideau et déclaré : “Désolé, M. Mulrooney, la transplantation n’aura pas lieu.” »
Puis est arrivé le 6 janvier 2016. Après avoir essayé d’appeler son ami Clay, qui se trouvait alors à l’étranger, pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, Randy discutait avec sa mère, qui était à Terre-Neuve. À peine avait-il raccroché que son téléphone a sonné à nouveau. Il pensait qu’il s’agissait de son ami Clay, mais c’était l’équipe de transplantation, qui lui a enfin annoncé qu’un cœur était en route pour Toronto et qu’il devait se rendre à l’hôpital.
« Mon interlocutrice s’appelait Ramen. Elle m’a dit : “Randy, où étiez-vous? On essayait de vous joindre. Nous avons un cœur pour vous!” Alors j’ai rappelé ma mère et je lui ai dit qu’elle ne me croirait pas quand je lui dirais qui était au bout du fil. Je lui ai dit que c’était mon cœur. Ils l’avaient. Il était pour moi. La greffe aurait lieu le lendemain. »
Après avoir prévenu sa mère et sa sœur, Randy a saisi son sac d’hôpital déjà prêt et téléphoné à sa voisine pour lui annoncer la bonne nouvelle.
« J’étais très enthousiaste. J’ai monté les escaliers. Mon sac était déjà fait, comme on me l’avait conseillé. J’étais optimiste. Je savais que c’était le moment que j’avais tant attendu. Puis j’ai appelé ma voisine, qui avait été à mes côtés pendant une grande partie de l’aventure. Elle m’a dit : “Oh! Veux-tu que je te dépose à l’hôpital?” Je lui ai répondu que non, je prendrais sans doute un taxi. Je ris en y repensant. J’étais là, à un moment qui déciderait de mon sort, à chercher un taxi. Bref, je l’ai rappelée pour lui dire “Oui, tu peux passer me prendre”. »
Avant de partir, Randy a envoyé un courriel de groupe à toute sa famille, à ses amis, à ses collègues et aux membres de sa communauté qui savaient qu’il attendait une transplantation. L’objet : « Je suis en route pour l’hôpital ». Randy a envoyé un avis officiel pour annoncer son intervention imminente. Une fois au Toronto General Hospital, Randy a été pris en charge, et les soignants ont entamé les procédures préopératoires et la préparation des perfusions. Dans les heures précédant l’opération, Randy a commencé à recevoir des messages et des courriels.
« Je disais à ma famille et à mes amis : “Salut, je viens de recevoir l’appel. Je suis en route pour l’hôpital, donc c’est le moment de m’envoyer ce que vous voulez dans la forme qui vous convient. Prières, énergie, pensées, etc. Allez-y, je suis en route.” C’était une avalanche de courriels et de messages. Pour être honnête, j’ai l’impression d’avoir assisté à ma veillée mortuaire. Les mots et messages d’amour, de gentillesse et de compassion. Certains me disaient l’influence que j’avais eue sur eux. Comme on peut l’imaginer, c’est très fort. Mon esprit était en éveil constant, porté par ces messages. »
La transplantation a eu lieu le 7 janvier 2016, une date que Randy appelle désormais affectueusement son « Jour de la Renaissance ». Huit jours plus tard, Randy a reçu l’autorisation de rentrer chez lui. Il pouvait déjà monter et descendre les escaliers et marcher un kilomètre.
« Je me souviens. J’attendais qu’on m’apporte un fauteuil roulant pour m’escorter jusqu’à l’entrée et à ce moment, je suis allé au poste de soins infirmiers et j’ai demandé : “Quelqu’un pourrait-il m’aider à refaire l’escalier une dernière fois avant mon départ?” Et l’infirmière de s’exclamer derrière son bureau : “Ah! C’est vous, le super patient dont on parle!” « Moi, je vivais mon aventure. Je n’avais pas de point de comparaison. C’est là que j’ai compris que tout se passait pour le mieux. Huit jours après la greffe, je rentrais chez moi. »
À l’âge de 63 ans, Randy avait ainsi retrouvé la santé. Il pouvait à nouveau profiter de la vie et faire tout ce dont sa maladie l’avait privé : marcher sans être essoufflé, lacer ses chaussures, porter ses courses, etc. Mais plus important encore, Randy a pu prendre l’avion pour rentrer chez lui à Terre-Neuve et aider ses frères et sœurs à s’occuper de leur mère malade avant son décès.
Cette transplantation cardiaque a changé la vie de Randy, qui attribue ce succès au travail exceptionnel de l’équipe de chirurgie et de greffe du Toronto General Hospital et à Ornge, qui a livré le cœur rapidement et en toute sécurité.
Ornge fait partie du Réseau Trillium pour le don de vie, qui coordonne le transport d’équipes chirurgicales et les dons d’organes aux personnes et aux hôpitaux qui en ont le plus besoin.
« Aujourd’hui, je vis un rêve. Je suis infiniment reconnaissant pour ce cœur qu’on m’a donné. J’avais construit ma vie sur l’idée que je mourrais jeune, confie Randy. C’est une chance de pouvoir compter sur une entreprise comme Ornge, qui sait comment faire parvenir l’organe à l’hôpital à temps en respectant toutes les règles de sécurité et les règles médicales. Sans Ornge, je ne serais pas là. »
Aujourd’hui, Randy nage un kilomètre trois fois par semaine, fait du vélo l’été, voyage et accompagne des patients en attente de greffe. Il déclare se sentir éternellement reconnaissant envers les services d’Ornge lorsqu’il voit un hélicoptère passer.
« Il y a encore des moments, comme maintenant, où j’ai le sentiment d’être ici pour rendre le monde meilleur. C’est la raison pour laquelle j’accompagne des patients. Je ne saurais pas vous dire combien de fois, en descendant la rue, j’ai vu un hélicoptère Ornge survoler la ville. À chaque fois, je m’arrêtais, je levais la tête et me demandais : “Qui sont-ils en train de sauver?” »
Ornge est fier de faire partie du Réseau Trillium pour le don de vie et salue le dévouement et le travail de coordination du réseau de don d’organes et des coordonnateurs de greffe. Ensemble, nous œuvrons pour sauver des patients comme Randy Mulrooney et encourageons toutes les personnes intéressées à envisager le don d’organes.
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