Annie Maynard allongée sur un lit d'hôpital, les couvertures remontées serrées autour de son visage.

Triple transport – Annie à Peterborough

mai 1, 2026

1 mai, 2026

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Peterborough

| By: Par:

Mikayla Ottogalli

En janvier 2013, Annie Maynard a subi un AVC. Elle a ensuite passé 28 jours à l’hôpital pour réapprendre à marcher et à parler. La même année, en septembre, Annie a commencé à remarquer des symptômes de paralysie faciale et a tout de suite pensé à un deuxième AVC, ce qui aurait été son troisième épisode médical grave en deux ans.
 
« Je suis retournée à l’hôpital parce que mon visage recommençait à s’affaisser, et le personnel médical a aussi soupçonné la même chose que moi. On m’a fait passer tous les examens nécessaires, pour finalement confirmer que ce n’était pas un AVC. Par contre, mes plaquettes étaient très basses », se souvient-elle.
 
Pendant son hospitalisation au Centre régional de santé de Peterborough, l’équipe médicale a fait passer d’autres tests à Annie et prescrit des médicaments. Il a été découvert que sa numération plaquettaire était dangereusement basse, ce qui pouvait indiquer une autre crise cardiaque. C’est à ce moment-là qu’un transport avec Ornge a été demandé, une seconde expérience pour Annie. Elle a été transportée au Toronto Western Hospital, où elle a reçu du plasma et enfin obtenu un diagnostic.
 
« On me donnait souvent du plasma et ça ne faisait rien. À l’autre hôpital, j’entendais l’équipe médicale dire “elle a fait une crise cardiaque, puis un AVC, puis on ne sait pas quoi faire”. Alors, on m’a transférée au Toronto Western, encore une fois avec Ornge. C’est alors qu’on a découvert que j’avais une maladie très rare du sang. »
 
Le purpura thrombocytopénique thrombotique (PTT) est une maladie rare du sang qui touche d’une à treize personnes sur un million. Elle entraîne la formation de petits caillots partout dans le corps, ce qui fait baisser le nombre de plaquettes. La maladie apparaît souvent après une infection, un virus, une grossesse ou une affection auto-immune. Pendant six mois, Annie a dû se rendre à l’Hôpital général de Toronto pour y recevoir un traitement spécialisé appelé aphérèse : son sang était filtré par une machine afin d’éliminer les anticorps pathogènes dans son plasma en le remplaçant par le plasma de donneurs.
 
« Pratiquement personne n’a ça, le PTT, ça touche environ trois personnes sur un million. Chaque jour, je recevais un traitement d’aphérèse : on retirait tout le sang de mon corps, et on me le retournait avec du plasma de donneurs. Dans cette maladie, on peut entrer en rémission, mais on ne peut pas en guérir. »
 
Après son traitement, Annie a enfin pu retourner chez elle avec de nouveaux médicaments, et, surtout, une explication à ses graves problèmes de santé. Elle se réjouissait d’avoir enfin des réponses; mais pour sa famille, c’était comme un nuage de « et si? » et de « quelle sera la suite? ».
 
« La première fois, les enfants étaient plutôt jeunes, alors ils ne s’en souviennent pas vraiment, mais cette fois-ci, ma fille a 17 ans, donc elle comprend mieux ce qui se passe. Heureusement, j’ai un bon sens de l’humour; beaucoup de gens se sentiraient dépassés dans ma situation. Moi, je me dis tous les jours à mon réveil “je suis encore de ce monde”. J’ai une famille formidable et un très bon réseau de soutien. »
 
Pendant 12 ans, Annie a été en rémission et a retrouvé une vie normale, ce qui lui a permis de gérer un service de garde et d’être une épouse et une mère aimante. Malheureusement, le 30 novembre 2024, son PTT est réapparu et elle a eu besoin d’un autre transport avec Ornge.
 
Elle avait contracté une pneumonie un peu plus tôt dans le mois, et, sachant que le PTT pouvait resurgir après une maladie, elle s’était rendue à l’hôpital par prudence. Elle avait informé le personnel médical de son diagnostic, mais on ne lui avait pas fait de prise de sang ni d’analyses. Le 30 novembre, alors qu’elle était à une fête de Noël avec des collègues de travail de son mari, Annie a perdu conscience et a fait une crise d’épilepsie.
 
« J’ai attrapé une pneumonie, je suis allée à l’hôpital, j’ai reçu des antibiotiques et je leur ai dit que j’étais atteinte de PTT, mentionne Annie. J’ai fait une très grosse crise chez le patron de mon mari, mais heureusement, sa femme était infirmière. Elle m’a dit que la crise avait duré 7 minutes et que j’ai été inconsciente pendant 25 minutes. »
 
Annie était dans un état critique. Durant son vol avec Ornge vers l’Hôpital St. Michael de Toronto, les paramédicaux lui ont administré une transfusion sanguine. À son arrivée, sa numération plaquettaire était de 16. L’équipe médicale lui a administré du rituximab afin d’éliminer les anticorps responsables de sa rechute. Elle est restée hospitalisée pendant 19 jours.
 
« Ornge m’a ramenée à Toronto parce que je devais refaire les traitements d’aphérèse. Cette fois-là, j’ai été conduite à l’Hôpital St. Michael. L’équipe médicale a stabilisé mon état avec le rituximab. »
 
Bien peu de gens peuvent se vanter, comme Annie, d’avoir été évacués trois fois par avion (son premier transport, à l’Hôpital général de Toronto pour un arrêt cardiaque, s’est passé en 2011). Sa famille et elle peuvent toutefois affirmer, sans hésitation, que lors de chaque vol avec Ornge, les meilleurs soins possible ont été prodigués.
 
« Je me souviens de m’être réveillée dans l’hélicoptère, et de m’être fait dire “tout va bien”; l’équipage se montrait toujours très rassurant. Ma sœur avait demandé “et s’il lui arrive quelque chose en plein vol? Et si…” On lui répétait que l’équipe était hautement qualifiée. Après le dernier transport, elle a bien compris que c’était vrai. »
 
Même si Annie n’a aucun souvenir de deux des trois transports, elle souligne avoir été marquée par les encouragements et la gentillesse de l’équipage envers sa famille et elle.
 
« Je me souviens de leur gentillesse. Les membres de l’équipage sont restés calmes. Personne ne paniquait. L’équipe a fait en sorte que je reste calme, et que mes proches restent calmes aussi, alors qu’ils craignait le pire pour moi. Les membres de ma famille ont eu des réponses à toutes leurs questions, et toutes leurs inquiétudes ont été dissipées. »
 
Aujourd’hui, Annie est en rémission et prend chaque jour une dose de warfarine pour aider à contrôler son PTT. Chaque mois, on lui fait une prise de sang afin de surveiller son taux de plaquettes, ce qui contribue à rassurer sa famille. Annie est reconnaissante envers les pilotes, les paramédicaux et le personnel du centre de contrôle des opérations d’Ornge, pour leur dévouement et leur bon travail, jour après jour.
 
« Ma vie a repris son cours normal; les jours se ressemblent. Je gère mon service de garde, et si vous me croisiez, il vous serait impossible de deviner mon diagnostic ou d’imaginer tout ce qui m’est arrivé. J’ai l’air d’une personne ordinaire. À toutes les personnes qui ont volé avec moi, merci d’être venues travailler ces journées-là. En Ontario, il n’y a pas tant d’hélicoptères. Qu’aurions-nous fait s’il n’y en avait pas eu de disponible? Merci pour tout ce que vous faites. »
 
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